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Auteur(s):
Diby Aya Edwige Marcelle.
N° Page : 1-18
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LA CONTRIBUTION DE LA CULTURE DU COTON AU PROGRÈS DE L’INDUSTRIE TEXTILE EN CÔTE D’IVOIRE SOUS FÉLIX HOUPHOUËT-BOIGNY (1974 -1993)
Résumé de l’article
La Côte d’Ivoire a construit son développement sur l’agriculture. À partir de 1974, dans le nouvel état indépendant, apparait la
compagnie ivoirienne pour le développement textile (CIDT) qui succède à la CFDT. Longtemps demeurée dans le sillage de la
politique agricole, cette structure cotonnière coloniale laisse le flambeau aux autorités ivoiriennes avec à la tête du pays le président
Félix Houphouët-Boigny. Ce dernier adosse le succès du pays à l’agriculture. La réussite de ce pari engage une nouvelle dynamique
cotonnière dans les zones centre-nord pour réduire les disparités régionales vu que le binôme café-cacao fait la fierté des zones
forestières. Comprendre les actions de l’homme d’État à cette époque est la raison qui justifie le choix du sujet. La présente étude
se propose d’analyser non seulement la politique cotonnière mais aussi l’essor de l’industrie textile dû au coton sous FHB de 1974
à 1993. Pour atteindre l’objectif, le recours aux sources d’archives de la CIDT, des sources imprimées des ministères, des thèses,
des rapports sur Félix Houphouët Boigny (FHB) ont été nécessaires. Aussi des ouvrages numériques sur le coton et l’industrie textile
ont été consultés sur des sites internet. La confrontation de toutes ces informations a permis de cerner la contribution de la culture
du coton au progrès de l’industrie textile en Côte d’Ivoire sous Félix Houphouët-Boigny de 1974 -1993.
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Auteur(s):
Cyrille Aymard BEKONO.
N° Page : 19-32
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LA DEFINITION DU STATUT NATIONAL DES HABITANTS DU CAMEROUN SOUS ADMINISTRATION FRANÇAISE (1919-1958)
Résumé de l’article
Cette étude analyse les conditions de la détermination du statut national des habitants du Cameroun sous
administration française. La mobilisation des sources primaires et secondaires, dans une approche synchronique,
permet de constater que l’idée de l’exercice de la souveraineté des anciennes possessions allemandes, par les
populations qui en étaient originaires, fut totalement écartée par les Alliés et la SDN. Cela était dû à un préjugé
selon lequel les populations des territoires africains placés sous mandat international de types B et C n’étaient et
ne pouvaient être constituées en États. Une telle conception était sans conséquence sur le statut national des
habitants du Cameroun sous mandat. Les concepteurs du régime de mandat ne reconnurent pas l’existence d’une
nationalité camerounaise. À l’issue d’un processus complexe, le Conseil de la SDN consacra, le 23 avril 1923, le
principe de distinction du statut national des ressortissants des territoires sous mandat B et C de celui des
ressortissants de l’empire colonial de la puissance mandataire. Cependant, la pratique rigoureuse de ce principe
par la France n’était pas avantageuse pour les Camerounais. Pour y remédier, le Conseil de la SDN assouplit ce
principe et recommanda l’assimilation de la condition juridique des Camerounais à celles de sujets et protégés
français.
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Auteur(s):
Vallet Samuel DIOMANDE.
N° Page : 33-42
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KABAKOUMA FACE À LA TENTATIVE D’OCCUPATION SAMORYENNE
Résumé de l’article
L’objectif de ce travail est d’expliquer la tentative d’occupation samoryenne à Kabakouma. Aussi vise-t-
il à montrer le courage et l’habilité des peuples forestiers. Pour atteindre ce but nous avons consulté les
sources orales et écrites. Cette documentation nous a fait savoir que c’est la technique de bataille de la
population qui en était la causalité. Cette technique était l’emplacement du village au sommet de la
montagne, les arbustes épineux et les roches autour du village et enfin, les armes. Samory TOURE a pris
la fuite de Kabakouma pour Guélemou ou il sera arrêté quelques semaines plus tard par les français.
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Auteur(s):
Jean Pierre NTAMAG.
N° Page : 43-68
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LA GROTTE SACREE DE NGOG-LITUBA (CAMEROUN), UN ENJEU DE CONFLITS ENTRE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE, LES PEUPLES LOCAUX ET LES CHEFS TRADITIONNELS : UNE ETUDE HISTORIQUE, 1959-2026.
Résumé de l’article
La colline de Ngog-Lituba, située dans l’Arrondissement à Nyanon, (Sanaga-Maritime) est un
patrimoine culturel, un site touristique et un lieu de cultes traditionnels. Depuis quelques
années, cet espace emblématique est l’objet de batailles de divers groupes qui en revendiquent
chacun sa paternité. Le brusque intérêt que revêt le site de Ngog-Lituba est la suite logique des
recommandations des sommets internationaux qui valorisent les savoirs endogènes. C’est dans
ce contexte que l’église catholique romaine dont la présence sur ce lieu remonte dans les années
1960 est la cible des attaques des associations des chefs traditionnels qui souhaitent reprendre
les cultes ancestraux sur le meme site. A côté de ces premiers acteurs il faut ajouter les
populations riveraines et les pouvoirs publics qui en ont fait en 2023, un site touristique
national. Cette communication examine les acteurs de ces luttes, leur fondement historique et les enjeux actuels
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Auteur(s):
BISSOU Guikahué Daniel, KLAKO Moindé Camille.
N° Page : 69-86
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VALORISATION TOURISTIQUE DU VILLAGE BLIÉRON ET ÉCONOMIE BLEUE : ENJEUX ET DÉFIS D’UN DÉVELOPPEMENT LOCAL DURABLE
Résumé de l’article
Le village de Bliéron est situé entre le fleuve Cavally et l’océan Atlantique. Il possède un patrimoine naturel et
culturel riche, comprenant des mangroves, des zones de ponte de tortues marines, une biodiversité aquatique
diversifiée. Le village regorge également des danses traditionnelles, une gastronomie locale et des vestiges
coloniaux. Malgré ce potentiel, le tourisme reste marginal et l’écosystème est vulnérable à la surexploitation. Cette
étude analyse les conditions d’une mise en tourisme durable fondée sur les principes de l’économie bleue, visant
à valoriser les ressources locales tout en préservant les équilibres écologiques. Elle repose sur une approche
qualitative combinant une observation de terrain, des entretiens communautaires et une analyse documentaire. Les
résultats indiquent que le développement d’un écotourisme communautaire, la protection des écosystèmes et une
gouvernance locale participative sont essentiels pour concilier croissance touristique, conservation
environnementale et amélioration du bien-être des habitants. Bliéron peut ainsi devenir un modèle pilote de
tourisme bleu en Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
Lassina Songfolo YEO.
N° Page : 87-104
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LA POLITIQUE DE LA PÉRÉQUATION DANS LA FILIÈRE RIZ EN CÔTE D’IVOIRE (1971-1995)
Résumé de l’article
La question de l’autosuffisance alimentaire en riz avait constitué un enjeu majeur des
politiques économiques et sociales de la Côte d’Ivoire entre 1971 et 1995. La création de la Caisse
Générale de Péréquation et des Prix (CGPP) en 1971 répondait à un triple objectif, à savoir :
stabiliser les prix des produits de grande consommation, assurer la sécurité alimentaire nationale et
protéger le pouvoir d’achat des populations. Cet article analyse la vie, le fonctionnement et la
dissolution de cette institution étatique et évalue son impact sur la politique rizicole ivoirienne.
L’étude révèle que, malgré des succès notables, notamment l’atteinte temporaire de l’autosuffisance
en 1977, les contradictions inhérentes au système de péréquation, conjuguées aux mutations de
l’économie mondiale et aux pressions des institutions financières internationales, ont conduit à la
libéralisation progressive de la filière riz et à la dissolution de la CGPP en 1995.
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Auteur(s):
N’dah Matt Elisabeth Brigitte AMANE.
N° Page : 105-120
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SONITRA ET MOTORAGRI : DEUX TEMOINS DES RELATIONS CÔTE D’IVOIRE-ISRAEL (1963-1993)
Résumé de l’article
L’expansion israélienne en Afrique au lendemain des indépendances s’est traduite par la signature de plusieurs
accords politiques et économiques. Entre 1963 et 1966, la Côte d’Ivoire, sous l’ère Félix Houphouët-Boigny,
conclut un partenariat économique avec Israël, favorisant l’arrivée d’experts israéliens dans divers domaines
techniques. Leur expertise facilite la mise en place d’entreprises, notamment la SONITRA et la MOTORAGRI.
Ces sociétés ont contribué de manière significative à la construction d’infrastructures modernes et à la
mécanisation de l’agriculture, deux priorités du jeune État ivoirien. L’objectif de cette étude est d’identifier ces
entreprises témoins du partenariat ivoiro-israélien et d’analyser leurs contributions au développement économique
et social de la Côte d’Ivoire. Pour la réalisation de ce travail, nous avons consulté des sources et des ouvrages.
Les sources exploitées ont été des documents d’archives et des documents imprimées. En ce qui concerne les
ouvrages, nous en avons lu des généraux, des thèses et des articles. Les informations recueillies dans les documents
ont été classées et confrontées entre elles avant d’être soumises à une critique historique. C’est suite de ce procédé
que des données ont été mobilisées dans le but d’étayer nos analyses et différentes interprétations.
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Auteur(s):
Félix Djidji ARBLE, Éric PETE.
N° Page : 121-137
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L’HISTOIRE DES ABE DE TIASSALE/ N’DOUCI : LE LIGNAGE OKOUDJE AU XIXE SIECLE
Résumé de l’article
De nombreuses études ont été menées sur les Abè. Cependant l’histoire de ce peuple recèle encore hélas
des zones d’ombre qui doivent être élucidées. Tel est le cas de la question du peuplement abè. Si celui du
peuplement d’Agboville est plus ou moins connu, le peuplement abè de la région de Tiassalé/ N’douci reste à
écrire. L’objectif de cet article est d’expliquer à travers le lignage Okoudjè que le peuplement abè de Tiassalé/
N’douci s’inscrit dans la continuité de celui d’Agboville. Les Okoudjè de Tiassalé/ N’douci sont un rameau des
Okoudjè du département d’Agboville. Le pays abè, c’est-à-dire le département d’Agboville, est le centre de
dispersion des Okoudjè. Ils partent de la zone d’Agboville suite à la guerre qui les oppose aux Morié-Ru. Ce conflit
inter lignager se solde par la défaite du lignage Okoudjè et provoque le départ d’une de leurs fractions à
Tiassalé/N’douci. Au cours de leur pérégrination vers Tiassalé/Ndouci, certains s’installent même en pays abidji.
L’intégration des Okoudjè au peuple de Tiassalé/N’douci est quelque peu ignorée de l’historiographie ivoirienne.
Cet article a un double intérêt. Il permet de sortir du paradigme des études historiques du peuplement centrées sur
la distinction de différents lignages ou segments formant un groupe ethnique ; il ouvre plutôt la voie à la recherche
de lignages frères mais appartenant à des aires géographiques et sociologiques distinctes. Ainsi, il permet ici de
mieux appréhender comment les Abè se retrouvent aujourd’hui dans le Bas-Bandama en pays baoulé. Aussi,
révèle-t-il qu’avec une bonne approche méthodologique, la tradition orale peut permettre de décrypter la
complexité du peuplement ivoirien et notamment le peuplement abè de la région de Tiassalé/Ndouci.
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Auteur(s):
Fonni N’Golo Youssouf OUATTARA, Kouadio Simon N’GUESSAN, Chintchanwa Tanan Franck SILUÉ.
N° Page : 138-155
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LES NANAFOUÈ-KAN D’ATTIÉGOUAKRO, DES ORIGINES À L’HÉGÉMONIE FRANÇAISE (1718-1911)
Résumé de l’article
Cet article questionne les origines profondes et immédiates des Nanafouè-Kan d’Attiégouakro et les causes de leur
migration en direction de l’actuel territoire de la Côte d’Ivoire. De ce fait, il étudie les étapes de leur migration
jusque dans la région d’Attiégouakro et le processus par lequel ils occupèrent leur nouveau territoire c’est-à-dire
le peuplement de l’espace d’accueil. Dans la même optique, il s’agit de comprendre, dans le cadre de la
colonisation française, les motivations de la présence française sur cet espace, la réaction des Nanafouè-Kan face
à la présence du colon français sur leur territoire et les conséquences occasionnées qui en ont découlé.
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Auteur(s):
Nonhontan SORO.
N° Page : 156-171
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L’ESSOR DES INFRASTRUCTURES DE PRESTIGE À YAMOUSSOUKRO (1983-1993)
Résumé de l’article
À l’instar de la capitale économique Abidjan, la ville Yamoussoukro a bénéficié de l’intérêt, du soutien politique
et financier de l’État et du Président Félix Houphouët-Boigny. Érigée en capitale politique de la Côte d’Ivoire en
1983, la ville de Yamoussoukro a été dotée de nombreuses infrastructures de prestige. Entre 1983 et 1993, les
plus importants réalisations et espaces naturels ont été la Basilique, la Fondation, le lac aux caïmans, l’Hôtel
Président et le parc d’Abokouamékro. L’objectif de cette étude est de présenter les potentialités infrastructurelles
initiées par l’État à Yamoussoukro, et de montrer leur contribution au développement économique et social de la
nouvelle capitale et Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
Dié Octave MANIGA.
N° Page : 172-182
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LA CONTRIBUTION DU DIAMANT AU DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE DE LA REGION DE TORTIYA (COTE D’IVOIRE), 1946-2005
Résumé de l’article
La région de Tortiya, située dans le Nord de la Côte d’Ivoire, constitue l’un des principaux espaces d’exploitation
diamantifère du pays depuis la période coloniale. Découverte en 1946 et mise en valeur à partir de 1948,
l’exploitation du diamant a profondément influencé les dynamiques économiques, sociales et spatiales de cette
région jusqu’au début du XXIᵉ siècle. Cet article vise à montrer la contribution de l’exploitation du diamant au
développement socio-économique de Tortiya sur la période 1946-2005, en mettant en évidence à la fois les
retombées positives et les limites structurelles de cette activité extractive. Pour mener à bien cette étude, l’analyse
des informations recueillies à travers les sources imprimées et la documentation bibliographique a permis de retenir
celles qui paraissaient crédibles. Il ressort de cette étude que le diamant a fortement contribué à la croissance
économique locale et à l’urbanisation de Tortiya. L’épuisement des gisements industriels a provoqué le déclin du
secteur formel et favorisé le développement de l’exploitation artisanale. Qu’elle soit industrielle ou artisanale,
l’exploitation du diamant à Tortiya a également causé d’importants dégâts environnementaux.
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Auteur(s):
Malang LELOU.
N° Page : 183-196
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L’EMPIRE DU MANJAKÚ : UNE ENTITE POLITIQUE DE LA SÉNÉGAMBIE MÉRIDIONALE (XIIIème -XXème SIÈCLE)
Résumé de l’article
L’espace compris entre le fleuve Cacheu au nord et celui de Mansoa au sud constitue le finistère de la migration
de masse du peuple manjak. Arrivés vers la fin du XIème siècle, les Manjak occupent cette partie de la Sénégambie
du sud qui portera plus tard le nom de Manjakú. Malgré qu’ils soient majoritaires, ils y vivaient avec les Joola
felup et les Baïnunk autour de l’embouchure de Cacheu dans les villages de Bó, Ukó, Boti et Kobiana. Vers le
début du XIIème siècle, ils ont instauré une organisation politique. Au début, elle se limitait au royaume de Basseral
et était gérée de manière clanique. L’arrivée de Dayoog au trône vers le XIIIème siècle a été perçue comme un
événement important dans la recomposition politique du pays. Il fut à l’origine de l’unification du Manjakú et de
la mise en place d’une entité politique centralisée autour du Koor de Katëme. C’est sous l’avènement de Dayoog
que l’on peut parler véritablement de l’Empire du Manjakú. L’empire passe de six (6) royaumes à vingt-neuf (29)
avec comme capitale Basseral, village originel du peuple manjak en Sénégambie. Le système de fonctionnement
politique de l’empire permet de constater que le pouvoir politique n’était pas monarchique. Plusieurs clans étaient
associés à la gestion du pouvoir politique central dans les différents royaumes de l’empire. L’intronisation de
Umpati au trône de Basseral a favorisé l’entrée en vigueur de nouvelles réformes. Il a apporté des réformes en
faveur des membres de la famille du défunt roi de Basseral.
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Auteur(s):
Okou Guy-Marius OLADELE.
N° Page : 197-214
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TEMPS ET CONDITION HUMAINE DANS UN MONDE TECHNIQUEMENT DÉSENCHANTÉ CHEZ BERGSON
Résumé de l’article
Le temps, tel qu’abordé par Aristote, Newton, Kant et les scientifiques, serait à l’origine d’une existence
inauthentique. Tantôt considéré comme donnée statique, mesurable, tantôt lié à l’espace, ces conceptions du temps
ont permis à la techno science de connaître un développement sans précédent tant dans la médecine moderne que
dans l’amélioration des conditions d’existence humaine., traiter le temps comme réalité mesurable et contrôlable,
C’est le vider de son essence, de ce qu’il a de plus intime c’est-à-dire le changement, la créativité, l’imprévisibilité,
l’hétérogénéité. Ainsi, la dimension du temps qui serait maîtrisable par la technique moderne est justement celle
que Bergson appelle temps spatialisé. C’est donc l’expérience du temps spatial qui a entraîné la perte de sens de
l’homme et a plongé l’humanité dans un chaos. L’existence humaine est désormais menacée par l’essor des
techniques et technologies. Ce qui compromet l’avenir des générations futures. Face à une telle réalité, Bergson
dans sa métaphysique positive nous invite à une vie authentique tout en nous replaçant dans la durée afin
d’expérimenter le temps réel qu’il nomme durée. La durée en tant que vécu psychologique est la voie par excellence
pour tout être humain désireux retrouver son authenticité.
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Auteur(s):
Kemegne Simo Lea Lili.
N° Page : 215-233
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LE RITUEL DU PERDU FACE A LA VIOLENCE COLONIALE : UNE APPROCHE ENDOGENE DE LA RESTITUTION DES RESTES HUMAINS AU CAMEROUN
Résumé de l’article
La présence de restes humains issus de contextes coloniaux au sein des collections universitaires, notamment à de
Strasbourg, témoigne d’un processus historique d’objectivation et de déshumanisation. Alors que la loi française
de 2023 ouvre la voie à la restitution physique de ces restes au Cameroun, particulièrement pour les aires culturelles
de l’Ouest, caractérisées par le culte des crânes et des ancêtres, la question du traitement mémoriel de cette violence
reste entière. Au-delà de la procédure juridique et matérielle de restitution, comment réparer la mémoire
traumatique engendrée par la spoliation coloniale ? Plus précisément, dans des sociétés où l’équilibre des vivants
dépend de la proximité physique des restes des aïeux, comment peut-on clore un deuil qui a été suspendu pendant
plus d’un siècle ? En d’autres termes, comment les populations peuvent-elles réintégrer symboliquement des
ancêtres dont l’absence prolongée a empêché les rites funéraires habituels et créé un vide spirituel durable au sein
de la communauté ? L’étude postule que la simple remise matérielle des restes humains s’avère insuffisante pour
apaiser le traumatisme colonial si elle ne s’adosse pas à un processus de ré-humanisation symbolique. Ainsi,
l’efficacité du paradigme endogène réside dans le « rituel du perdu », qui, en offrant une issue culturelle au deuil
sans corps, permet de réintégrer enfin les défunts bamiléké dans le cycle de l’éternité. L’étude privilégie une
analyse phénoménologique plutôt qu’une simple interprétation. Elle s’appuie sur : le choix raisonné d’acteurs clés
à travers la mobilisation des savoirs des « voyants », thaumaturges et praticiens empiriques ; l’analyse des gestes
rituels et des discours entourant la « restitution symbolique » au carrefour et une approche pluridisciplinaire :
croisant l’histoire culturelle et l’ethnographie des rites funéraires. L’article examine d’abord la déshumanisation des
restes humains au prisme des collections de Strasbourg et de la loi de 2023, avant d’analyser l’impact de l’absence
des corps sur l’équilibre socio-spirituel de l’Ouest-Cameroun, pour ensuite démontrer comment le « rituel du perdu »
offre une réponse cathartique permettant, et enfin de déconstruire le modèle de restitution occidental au profit d’un
paradigme de réhumanisation endogène.
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Auteur(s):
Stéphie Laetitia BEKONO NDONGO.
N° Page : 234-250
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L’ACTION DU FED DANS LE SECTEUR EDUCATIF CAMEROUNAIS : UNE ANALYSE HISTORIQUE (1958-2002)
Résumé de l’article
Le Traité de Rome de 1957 institua non seulement la Communauté Économique Européenne (CEE), mais
aussi intégra en la partie IV et sous l’impulsion de la France, l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer
(PTOM). L’Union Européenne (UE) entretient depuis plus d’un demi-siècle, des relations de coopération avec les
pays d’Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP), désormais réunis au sein de l’Organisation des États d’Afrique,
des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). La principale vocation de cette coopération est de promouvoir le
développement économique et social du groupe OEACP, et plus particulièrement, d’y réduire ou atténuer, à terme,
la pauvreté, en leur fournissant une assistance technique et financière. En rapport avec cette assistance technique
et financière, le Fonds Européen de Développement (FED) fut mis en place. Le FED était donc le principal
instrument financier de la coopération entre les pays de l’OEACP, dont le Cameroun d’une part, et l’UE d’autre
part. Dans l’optique d’appuyer le développement du secteur éducatif camerounais, le FED avait entrepris la mise
en œuvre de plusieurs actions dans le cadre des différentes Conventions de financement. L’objectif de cet article
est de mettre en lumière l’action de cet instrument financier pour promouvoir le secteur éducatif au Cameroun de
1958 à 2002. D’un point de vue méthodologique, cet article est une étude historique qui repose sur une approche
descriptive et analytique. Les sources écrites utilisées ont permis au travers des techniques quantitatives (la
statistique descriptive) et qualitatives (les rapports d’activités) d’obtenir des résultats probants. Cet article se veut
donc un outil d’analyse dans une approche historique, des différentes interventions du FED pour promouvoir le
développement social du Cameroun à travers l’éducation.
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Auteur(s):
Olivier Magbli TEA.
N° Page : 251-266
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LES PREMIÈRES ÉLECTIONS PLURALISTES DANS LE MORONOU COLONIAL : Une mesure de l’influence PDCI-RDA/PPCI pendant le premier multipartisme
Résumé de l’article
Cet article porte sur les premières élections multipartites en Côte d’Ivoire coloniale ; élections opposant le PDCI-
RDA aux partis administratifs (dont le à PPCI), à travers l’exemple du Moronou1
. Il met en lumière le caractère
concurrentiel, pluraliste et démocratique de ces élections, en mettant l’accent sur leurs enjeux réels. En toile de
fond, il s’agit de répondre à deux questions importantes : d’une part, comment les élections pluralistes dans le
Moronou colonial ont-elles été à la fois un outil de démocratisation et de gestion des rivalités locales ? D’autre
part, dans quelle mesure l’introduction du pluralisme politique dans le Moronou, a-t-elle contribué à la polarisation
de la société autour des partis dominants à l’époque coloniale ? La première partie de cet article porte sur les
élections législatives de juin 1951, soldées par la victoire PPCI. Et la deuxième analyse la victoire du PDCI-RDA,
respectivement aux élections territoriales de mars 1952 et législatives de janvier 1956.
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Auteur(s):
YOKA ELONGO Vianney Jean Wolfgon.
N° Page : 267-280
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La notion du cœur (ib) dans les croyances égyptiennes pour l’éternité au Nouvel Empire (1580-1085 av. J. – C.)
Résumé de l’article
Circonscrire la notion du cœur dans les croyances égyptiennes pour l’éternité au Nouvel Empire, c’est poser
d’emblée la question de la rupture et de la continuité de la vie. En effet au Nouvel Empire avec le développement
de la littérature funéraire et surtout l’individualisation accrue du jugement, le cœur devient une entité centrale de
la survie et garante de l’éternité. En abordant la notion du cœur dans l’Égypte ancienne, la question suivante mérite
d’être posée : comment la conception égyptienne du cœur participe-t-elle à la vie en éternité dans les croyances
funéraires ? Alors en s’appuyant sur les sources funéraires et des écrits sur la question, ce travail montre que le
cœur est au centre de la vie post mortem en Égypte ancienne car il est le seul viscère que les embaumeurs devaient
laisser en place après la mort. L’ambition de cette réflexion est de montrer que les problèmes d’accès en éternité
que pose le cœur ont un impact socio-anthropologique. Ainsi trois points essentiels sont déterminants pour mener
à terme ce travail. Le premier, les considérations générales du cœur chez les anciens Égyptiens, le deuxième est le
cœur : témoin incorruptible devant le tribunal d’Osiris et, le troisième c’est le cœur comme garant de l’éternité.